Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler de CPAM, de maladie, de médecin, de trou de la sécu, en particulier de la branche assurance maladie, voire même du gouffre de la sécurité sociale sociale d'après les prévisions pour cette année. Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler de moi. Et oui, cette fois CMOI !

Il y a trois semaines, je dévalais les pentes enneigées dans la chaîne de montagnes que le monde nous envie (sauf les américains, mais eux, ils n'y connaissent rien) : les Alpes. Je tairai le nom de la station pour ne pas être accusé de faire de la publicité à l'une au détriment de l'autre ou vice et contrario.

Mon niveau de skieur étant ce qu'il est, je me suis violemment retrouvé face contre neige à de nombreuses reprises. Bon, pour dire la vérité, en fait je suis un as de la descente, mais j'ai rencontré de grosses difficultés dans le réglage des fixations qui m'ont régulièrement envoyé brouter la neige. Et, de cascades en atterrissages forcés, j'ai ressenti une petite douleur à la poitrine.

Petite douleur est devenue grande puis insupportable. Alors, n'y tenant plus, je me suis rendu en visite chez mon médecin traitant. Il était absent, pas de chance ! Pas de chance, dîtes-vous ? Que nenni, car il a une remplaçante exquise, une blondinette à craquer, avec un sourire d'ange.

Auscultation... quelques tests...

- Vous avez peut-être une contusion musculaire ou une fracture costale. Je vais vous prescrire des antalgiques et vous allez passer une radiographie pour voir s'il y a fracture.
- Et s'il y a fracture, que fais-je ?
- Rien, le traitement est le même. Vous allez souffrir pendant deux à trois semaines mais les antalgiques vont calmer la douleur. Simplement, vous me téléphonez pour que je le note. Si vous ne m'appelez pas, je considérerai qu'il n'y a pas de fracture.

A ce point de l'histoire, quelques remarques personnelles s'imposent. Tout d'abord, je ne comprends pas pourquoi il faut faire une radiographie alors que, quelque-soit le résultat, le traitement est le même ! Ensuite, je ne comprends pas pourquoi un médecin aussi jolie ne veut pas me revoir pour que nous regardions ensemble les radiographies ! Compte-tenu de ces interrogations, vous pensez qu'il faudrait que je sois bien idiot pour aller voir le radiologue. Et bien, je le pense aussi ! Pourtant, je l'ai fait. A ce moment la douleur était telle qu'elle m'empêchait d'être intelligent et que j'aurais fait n'importe quoi pourvu que mon jolie docteur me le dise.

Je prends donc rendez-vous au cabinet de radiographie. C'est assez hallucinant l'idée de prendre rendez-vous quand on souffre ! Et je m'y rends au jour et à l'heure convenus. Là, je passe entre les mains du manipulateur radio qui me demande de me tourner à droite en regardant à gauche et vice et versa et contorsion. Enfin mes pauses lui plaisent et il consent à prendre les clichés. J'attends ensuite, pour voir le radiologue, que mes radiographies lui parviennent, un certain temps.

- Où est la douleur ?
- Là (je pointe ma poitrine du doigt)
- Les radios sont normales. Il n'y a pas de fracture apparente.
- Ah bon !
- Attention, ça ne veut pas dire qu'il n'y ait rien car vu l'endroit de la douleur, il est possible que la partie cartilagineuse de la côte soit fêlée. Mais ce n'est pas décelable sur la radiographie.
- Ah d'accord !

J'ai donc passé une radiographie (j'ai été bombardé, au passage, d'éléments nocifs) sur laquelle on ne voit rien, ce qui ne signifie aucunement qu'il n'y ait rien, mais dont le résultat n'aurait de toute façon pas modifié le traitement puisqu'il n'y a rien d'autre à faire que d'attendre que ça passe !

Cette idiographie a tout de même coûté 36 €, dont une grosse partie est remboursée par l'assurance maladie. On peut tout de même se demander raisonnablement, s'il n'y aurait pas quelques moyens intelligents de ne pas creuser un aussi gros trou pour enterrer la sécurité sociale, non ?

Cpamoi

PS : Si un médecin venait à lire ces lignes un jour, je lui serai très reconnaissant de bien vouloir nous expliquer tout ce que je ne comprend pas.

NB : Je suis probablement fêlé, mais personne ne le voit !



CPAM - Trou de la sécurité sociale - CMOI